24 novembre 2008

Cannabis : Légaliser c’est mieux lutter

scale.jpgEst-ce que ceux qui font ces études statistiques ont fumé ? On pourrai le croire tant les chiffres sont élevés : 31 % des 18 à 44 ans ont déjà fumé du cannabis (11 % en fume plus de 10 par mois), 32 % des 15 - 19 ans ont aussi déjà fumé et 14 % en fument au moins 10 par mois. Les drogues dures comme la cocaïne investissent de manière très forte le monde de la nuit et le réseau étudiant. Il faut cependant ne surtout pas tomber dans les clichés. Un fumeur de « joints » n’est pas un toxicomane. Il faut aussi préciser que le cannabis n’est pas qu’une drogue de passage, avant la cocaïne ou l’héroïne. Et se poser des questions : Qu'allons nous faire ? Tous les mettre en prison ? Légaliser ou tolérer la consommation ? La vente ? La production ? Le débat n'est pas nouveau. Ma préoccupation est de savoir si légaliser aura une influence sur la criminalité ou la santé....si légaliser permettra de mieux lutter.

Nous savons tous que la fonction de l'état est d'organiser la société afin que les citoyens mènent une vie prospère sans recherche de bénéfices, mais les méthodes les plus coûteuses ne sont pas forcément les meilleures. La prohibition des stupéfiants impose des coûts beaucoup trop élevés, des échecs tant sur le plan financier que sur le plan de la criminalisation et de l'atteinte aux droits civiques et aux libertés individuelles (ndlr : selon la constitution, la « liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui » (art.4 de la déclaration des droits de l’homme). Autrement dit, la méthode employée depuis un bon moment ne porte pas ses fruits. Non seulement les sommes investies sont élevées mais en plus de cela le nombre d'usagers est en constante augmentation. Alors que faire ? Se reporter à l'Europe ? Non ! L'Europe est trop molle face à la lutte contre la drogue et son argent et pour cause. 100 Milliards d'euros par an : c'est le montant investi par les seules mafias Italiennes dans l'économie européenne. Coquette somme, il y a aussi celle du ministère de l'intérieur qui estime à 832 Million d'euros les gains liés au seul cannabis en France. Ces observations montrent que si la prohibition enrichit les mafias elle rend aussi nos états dépendants des investissements.

Une enchère : Changeons de méthode ! Régulons la consommation pour nettoyer le marché avant de le supprimer petit à petit. Le gouvernement mène trois combats. Celui de la santé car fumer du cannabis atteint plus vite l'homme. Celui de la culture car entre voisins qui produisent (suisse), consomment (Pay bas), tolèrent (Angleterre) ou vendent (mafia italienne), la France ne peut faire figure d'exception. Un combat judiciaire également face au respect de la loi de notre pays que certains contournent. Face à cela changer de stratégie peut être judicieux, en profiter pour faire des « promotions d’opportunisme gouvernementale » également tel que celle de la :
- laïcité comme espace société plus juste, plus progressiste et plus fraternel où les citoyens peuvent s’épanouir dans le respect mutuel de leurs différences (ndlr : les drogues sont interdites dans les 3 religions qui dominent le monde)
- Constitution qui fait de la France un pays de liberté et qui permettrai de lui redonner de l'intérêt auprès de ceux qui l'ont perdue.
- L'ouverture d'esprit et la tolérance française aussi.

Les propositions pour étouffer la consommation par la légalisation sont :
- Délivrer des permis de consommer afin de limiter et contrôler la consommation. Ce permis est vital ! Cela permet d’une part d’identifier les consommateurs et d’en faire des statistiques pouvant servir a mieux intervenir. Il doit être attribué en fonction de certains critères tels que l'isolement de la personne, son emploi, son état mental etc... et ce pour des durées renouvelables par une préfecture avec l’aval du médecin traitant.

- Vente des produits en pharmacie. Le produit doit être de bonne qualité pour être le moins dommageable possible cela peut paraître amusant mais une partie des substances échangées sont des dérivés de drogue (mélange avec d'autres produits) qui attaquent plus brutalement l'individu. Non seulement la vente en pharmacie oblige la vente de produits tractables et plus sains mais en plus de cela le pharmacien devient le premier relais du consommateur.

- Interdire la vente. Une alternative étant en place ceux qui fraudent doivent être lourdement punis sans exception.

- Investir investir et réinvestir l'argent récolté dans les cures de désintoxication, les campagnes de préventions. C'est plus que de la responsabilité, l'argent investi par les consommateurs permet ainsi de les traiter.

En conclusion, autoriser ne réglera pas tout les malaises de ceux qui consomment (confiance, solitude, besoin de s’aérer etc....) mais permettra déjà de réconcilier l'état et le consommateur en le permettant de le faire modérément dans la légalité. L’acte ne fera pas disparaître d'un éclair la consommation non plus, mais peut être une méthode pour contrôler le marché, changer les mentalités et réduire petit à petit la consommation. Il faut aussi noter qu’il s’agit d’un bon moyen de rendre les citoyens libres (en apparence) et l’état libre des fonds mafieux car l’argent qu’il investit dans les entreprises européennes sera directement gagné par le gouvernement vendeur.

by Sidi Sakho

09 novembre 2008

Osez réussir ! On ne vous en voudra pas d’y arriver...

i_have_a_dream.jpgRécession, réchauffement climatique, crise financière, chômage, pouvoir d'achat, crise économique, PIB contracté, croissance nulle etc....Si les mauvaises nouvelles sont derrière nous les bonnes attendent de se faire draguer pour finir sous nos draps. Foncez dirigeants ! et prenez deux coups d'avance elles aiment ça. Les récents événements vous donnent presque les pleins pouvoirs et même une légitimité quasi inespérée. Profitons-en ! TVA sociale, prélèvements à la source et autres législations fiscales qui en plus de coûter (expert pour comprendre la réglementation) prennent du temps (43 jours par ans) peuvent naitre ou mourir avec la crise au service de notre compétitivité sur le plan mondial.

La politique est bien souvent une histoire de philosophie, timing et pédagogie ou de diagnostique dialogue et décision a vous de choisir en ce jour où nombreuses sont les mesures gagnantes qui répondent a ces critères.

Est-il utile de faire un rappel des faits ? Je privilégie le constat faisant partiellement table rase du passé. Le bilan est qu'aujourd'hui tous les pays sont plus ou moins à égalité : croissance basse, contraction du PIB, déficits à la hausse, chômage à la hausse, engagement écologique coûteux....Face à cela les hauts dirigeants mondiaux proposent déjà avec une réactivité digne des records de la crise de 87 passé inaperçue, un New Bretton Woods axé sur la réglementation, de l'éthique dans le business, du green écologique pour oublier le blues économique et espère nous voir plus confiant qu'eux. Pour le coup ces mesures devraient payer, pour l’humour le contribuable aussi mdr.

Consommez, consommez ! Voilà le mot d'ordre. La prudence nourri la crise. Moins nous consommons, moins les entreprises font du chiffre d'affaire, moins les entreprises investissent, plus le chômage augmente etc... Il serait dommage alors que les états ont injecté des sommes colossales pour créer une inflation capable d'étouffer les dettes, d'agir prudemment.

Je suis un utopiste non candide qui préfère se souvenir de la crise de 87 où ce qui devait être fait a été fait plutôt que la crise de 29 ou du Japon en 90 avec des croissances négatives de 10% voir 20%. Partant de cette sagesse la seule chose qui m'inquiète est de ne pas avoir de fonds suffisant avant la fin de la crise pour pouvoir investir dans des biens. Plus sérieusement, le travail étant presque fini (dans la conception) j'invite nos représentants a faire preuve d'audace et d'opportunisme. Prendre de l'avance dans le temps et anticipé. Les périodes de crise soudent les individus et cette union peut se révélée cruciale pour un pays qui gouvernement après gouvernement malgré les tempêtes peinent à faire tomber ce model tel un roseau.

« I HAVE A DREAM » also ! Mon rêve est de voir les entreprises se bousculer pour produire en France, inventer en France, vendre en France, exploiter la main d’œuvre en France. « MY DREAM IS » de voir une pénurie de main d’œuvre tel que la France forme des étrangers pour travailler en France. Il parait depuis peu que « YES WE CAN » alors « YES WE’LL DO » ? Pour cela il faut conserver voir renforcer notre savoir faire qui fait la différence, notre prestige également. Il serait opportun de rendre la France fiscalement intéressante jusqu’au coût caché.

Les solutions existent déjà. Il faudrait :
¤ La TVA SOCIALE : Quoi de mieux pour favoriser l'emploi et conserver nos entreprises ? Ce transfert de taxe favorise les entreprises a forte masse salariale (permet de baisser leurs cotisations patronales) au dépend des autres (ex : total).
¤ Réglementation plus légère : Le temps est l'investissement des entreprise pour comprendre les réglementations est immense. 43 jours de travail par an, appel d'expert etc. Investissons dans les systèmes d'information et une législation plus simple, plus claire qui permette à n’importe quel entrepreneur de créer, développer et faire réussir une PME. Un plombier doit pouvoir monter son business sans être un fraudeur inverti et une entreprise doit être acteur économique pas un administrateur de l’état.
¤ Les jeunes diplômés seront en concurrence avec les seniors et des expérimentés au chômage recrutables à bas coût. Favorisons encore plus l'emploi des seniors et des jeunes diplômés avec des avantages fiscaux à courte durée (la crise ne sera pas éternelle)
¤ De la pérennité ! Même si on ne s'improvise pas Warren Buffett c'est le moment de prendre des parts dans les entreprises qui sont anormalement mal côtée malgré leur fort potentiel. Plus tard la plus value nous fera un bien fou.
¤ Défiscalisons les sommes investies dans l’innovation.
¤ Dotons la France « d’agents d’accueil » qui ont pour but de démarcher les entreprise à l’étranger et leurs facilité l’implantation dans le marché du travail.

Osons osons osons ! Voilà ma conclusion, Je ne referai pas le coup du changement car au fond de moi une partie se dit que l’on a souvent osé. C’est vrai et j’espère que les décideurs me le montreront. De la crise financière à la crise économique, supportons l’opportunisme fiscal ! L’état nous demande d'avoir confiance, d'oser consommer pour gagner le pari de la crise. Oser est le mot. Sans jeu de chantage attendons la même réaction de l'état afin de retrouver confiance en l'avenir.

by Sidi Sakho

07 novembre 2008

Un pavé peut aussi servir à construire

2008-08-27T134208Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRTP-FRANCE-UNIVERSITE-UNEF-20080827.jpg« Les jeunes sont en 1ere ligne des conséquences économiques et sociales des crises cycliques et des incompétences aux ministères. 50 000 boursiers de moins ! Un chômage à la hausse ! Les prêts étudiants nous endettes dès la remise de notre diplôme alors que l'on n'a même pas commencé à payer celle de l'état. L'heure est au rassemblement ! A la révolution ! Nous revendiquons plus de prêt, mais des dons, des bonbons, des pains au chocolat et des sorties au ciné gratuite ! Amis Etudiant...Vive nous !» Vous trouvez ça ridicule ?

Vous avez bien raison, mais l’A.G du syndicat étudiant de ce midi n’était pourtant pas dénudée de sens. Si les solutions sont discutables les problèmes eux sont réels.

¤ Les étudiants ont faim et mangent mal, trop mal même ! La malnutrition les touche pour plusieurs raisons dont la baisse du pouvoir d’achat qui frappe plus les personnes aux faibles revenus.

¤ Ce n’est plus un secret, certains étudiants ne vont pas chez le médecin alors qu’ils sont malade et se rendent chez le dentiste ou autres spécialistes qu’en cas d’urgence.

¤ Emploi étudiant et la mauvaise tourmente. Nombreux sont ceux qui ne parviennent pas a tenir le rythme du 7 jours sur 7 pendant que certains loupent des journées d’enseignement pour avoir plus d’argent.

¤ Les places dans les écoles réputées sont chères. Plus chères que des bonnes notes.

¤ L’inadéquation des formations proposées avec la demande des entreprises.

Face a ces cinq problèmes sélectionnés parmi d'autres il existe une frustration. La frustration de voir leur priorité passer toujours en arrière plan. La crise financière, la crise économique, la faim dans le monde, la pauvreté, les guerres...Même l'indiscipline des supporteurs du P.S.G (je suis fan) donne parfois l'impression d'être une priorité nationale. Quel ingrédient manque-t-il pour en faire une cause nationale ? Même les infos choc ont été employées. Taux de suicide des étudiants (1ere cause de mortalité des 15-25 ans), prostitutions pour payer sa vie, voir fuite de cerveau.

En faire une cause digne de ce nom est une piste que je conseille aux syndicats étudiant, pour ma part je me demande comment peut-on sortir de ce problème...

Quelques pistes si elles le sont :
- Il faut réconcilier l'état, les entreprises et les étudiants. En les formants pour être opérationnel directement. Des stages en entreprise pour les enseignants qui ne sont pas professionnels peuvent être étudiés. On peut profiter des sommes qu'ils reçoivent pendant les congés pour les rapprocher des entreprises.

- Stopper la fuite des cerveaux. Il faut proposer des « Don exceptionnels » en contrepartie d'une activité professionnelle dans une entreprise où l'état possède des parts (EDF, RENAULT, AIRFRANCE...). Comme météo France le fait actuellement.

- Etablir des frais de scolarité en fonction de la rémunération des parents ou tutelle pour gommer les inégalités et conserver la gratuité pour les boursiers.

- Pas d’avance sur les frais médicaux et la gratuité de ces derniers.

- Interdire aux entreprises de faire travailler les étudiants plus de 20h par semaine hors périodes de congés.

- L'argent ne fait pas tout. Il faut aussi une reconnaissance et donc une participation à la vie publique sous forme d'emploi ou de stage de construction (bibliothèque, musée, assemblée, ministère, police, armée, pompier...), pour les sensibiliser à certains corps de métier et leur demander une étude pour les améliorer.

En conclusion « un pavé peu aussi servir à construire ». Les parlementaires sont des enfants de 68, d'anciens étudiants, ils peuvent comprendre cette cause et reprendre le pavé pour construire. Pas le jeter... Les étudiants aussi peuvent comprendre que l'éducation est un droit certes, mais également un projet individuel (investissement) qui laisse émerger des devoirs. Tandis que les entreprises ont besoin d'étudiants performants. Tous ensemble, d'une même cadence, l'avenir nous appartient...

by Sidi Sakho

06 novembre 2008

Savoir enseigner ou enseigner un savoir ?

log-iufm.pngDernière brillante idée du gouvernement concernant l’éducation : la création d’un « master enseignement », histoire de ponctionner un peu plus les filières de recherche, et avec un peu de chance, fermer quelques sections qui coûtent cher. Si au passage on peut bousiller un peu plus notre système scolaire, on va pas se priver.
Jusqu’à présent, un étudiant souhaitant passer son CAPES devait avoir un master 1 dans sa spécialité, puis préparer le concours national (idem pour l’Agrégation où il fallait un M2). Ce système permettait aux étudiants d’approfondir leurs connaissances dans leur domaine, et de s’initier au travail de recherche, une faible minorité poursuivant par la suite dans cette voix.
A présent, dès la licence obtenue, le futur enseignant devra préparer son CAPES ou son Agreg’ au sein de l’IUFM, avec seulement quelques cours de troncs communs avec ses camarades ayant choisit la recherche.
Premier problème : s’il échoue à son concours, comme 75% des candidats, l’étudiant n’aura en poche que l’équivalent d’une licence, soit 2 années d’étude pour rien. Deuxième problème : l’étudiant n’aura plus la possibilité de choisir de se perfectionner dans un domaine, il devra immédiatement après la licence « choisir » « d’apprendre » à devenir prof à l’IUFM, avec la réussite qu’on lui connaît. Ce qui implique que le concours changera de nature, avec des épreuves portant sur le « programme » en général, et de « didactique », « pédagogie » (clownerie ?) etc…
Enfin dernier problème et pas des moindres, la plupart des étudiants qui remplissent les classes de master ont dans l’idée de passer un concours d’enseignement au bout d’un an ou deux. Avec ce système, les filières recherche seront irrémédiablement vidées, avec un risque de fermeture par les universités de ces sections plus assez rentables, et à terme, la mort de la recherche dans certaines disciplines.
Alors nous savons bien que pour Monsieur Sarkozy les langues mortes ou les sciences humaines ne servent à rien et ne représentent qu’une perte d’argent pour l’état, nous savons bien qu’on ne prête qu’aux riches, surtout en période de crise, nous savons bien que la défunte Ecole Normale qui a formé des générations de très bons instit coûtait trop cher, mais faut-il pour autant accélérer la mort cérébrale de notre nation déjà si mal en point ?
Le problème est de toutes façons toujours de même, le prof doit connaître son sujet, et savoir le transmettre, ce qui implique un maximum d’étude de la discipline, et aussi l’appréhension des « techniques » pédagogiques. L’IUFM n’est pas du tout au point sur ce dernier sujet, et seule l’université peut apporter aux futurs enseignants les connaissances nécessaires, même si elle a besoin d’être réformée en profondeur une meilleure efficacité.
La nouvelle réforme a le mérite de former des profs qui n’auront ni l’une ni l’autre de ces qualités. Et ça, c’est déjà un beau petit exploit en soit.

by Marie Mozziconacci

05 novembre 2008

La France n’a rien ou que peu à envier aux U.S.A

obama.jpgJe me souviens d’une époque où un noir sur un plateau de télé, même en fond de public, posait problème. Aujourd’hui vous en verrez de plus en plus et même un plus que les autres car 51% des américains et 80% du monde la choisi. Je parle d’Obama oui. Bravo à l’homme !

Que s’est-il passé la nuit du 4 au 5 ? Les Américains on voté une réconciliation avec le monde tandis que le monde a voté la réalisation de leurs espoirs, voir un noir à la maison blanche.

J’ai assisté a cette élection au siège du mouvement démocrates qui comme vous le savez est ma famille politique. Ce soir là tous étaient quasi unanimes « Les U.S.A donnent une leçon à la France ». J’ai protesté et j’explique pourquoi « La France n’a rien ou que peu à envier aux U.S.A ». La phrase peu paraitre choc et tanpis ! Mon avis n’engage que moi. Et puis la politique c’est avoir des convictions même si on les corrige pour ne pas perdre le cap. Je fais de la politique alors voilà mon point de vue :

Pour moi Obama est l’arbre qui cache la foret. Qu’il soit noir ou arabe m’importe peu, a ce jeu là les asiatiques briguerons la présidence du grand Paris (lol). La politique c’est une affaire d’idées et de conviction. Je suis un humaniste né, cela me nourrit déjà de convictions que mes proches connaissent et lorsque je vois le port d’armes autorisé malgré les 30 000 morts par an, Guantanamo et l’absence de droits de l’homme, le manque d’ouverture aux musulmans (et Obama a failli s’y frotter), les guerres, la pendaison de Saddam Hussein, la peine de mort malgré des erreurs à répétition, le choix de ne pas faire de sacrifices économiques pour l’écologie et un tas d’autres sujets, je suis fier de voir qu’en France on compte des arabes, des noirs, des personnes issues de la société civile (et ça c’est le plus important !), des personnes dont les parents sont d’ancien membres de FLN (Fadela Amara) voire conseiller spécial d’un président africain (Rama Yade) au sein du gouvernement. Sans oublier notre président qui est fils d’hongrois (inéligible aux U.S.A) ou notre république qui distingue religion et état, une république qui a très tôt pris conscience de l’importance du rendez vous écologique et énergétique. Je suis fier de notre pays ! Il y a par moment des manquements c’est vrai, voir des opportunités loupées, mais ça nous ouvre la porte pour s’investir en politique.

Je le répète, je suis vraiment fier d’être français, fier d’être européen, fier d’être d’origine africaine, et fier de voir Obama et ces idées gagner l’Amérique, mais nous n’avons pas de leçons a recevoir et pouvons être fier d’être franco-européen.

by Sidi Sakho

03 novembre 2008

La France, le Football, et l'Armée

stade-de-france-ol.jpgImaginons un instant que les tribunes d’un stade soient le reflet de l’état d’une nation. Outre les cris de singes et autres insultes guère encourageants pour la race humaine, que peuvent nous apprendre sur la situation d’un pays les sifflets de son hymne national ? Relativisons, le supporter est versatile, issant promptement les drapeaux tricolores en cas de victoire, mettant à mort l’entraîneur en cas de défaite.
Mais qu’est-ce qui peut pousser un citoyen français a rejeter ainsi en masse les symboles de la patrie ? C’est qu’il ne se sent pas en faire partie. La France « black blanc beur » est loin. Mais a-t-elle jamais existé ? Au delà de « l’objet » Marseillaise, ce rejet nous en dit long sur ce sentiment, ce malaise de la société française, société métissée, multiculturelle, mais qui souffre d’un manque cruel de cohésion au sein de son (ou « ses » ?) peuple.
Sans être particulièrement patriote et nationaliste, ce malaise est pour autant inquiétant, symptôme de problèmes plus profonds et qui pourraient avoir des conséquences bien plus graves.
Ce que l’on peut déduire de ce rejet de la nation par ses symboles, c’est une fracture sociétale importante. Des groupes de citoyens français ne se sentent pas français. La France n’a aucune signification dans le meilleur des cas, est l’ennemi à abattre dans le pire. Et cela semble normal, comment réussir à concilier une identité « maternelle » et une identité « d’adoption » (sans même parler des inégalités). Des institutions ont ce rôle parmi leurs attribution. L’école par exemple, est censée être un creuset d’identité nationale, par l’apprentissage d’une langue, d’une culture, d’une histoire communes. Par l’expérience de la mixité sociale également, de la vie en communauté, du civisme. Mais l’école, n’ayons pas peur de le dire, a failli à cette mission, et la suppression de la carte scolaire risque fort de creuser encore plus les fossés déjà existants.
L’autre foyer d’identité nationale a pu être l’armée. L’histoire montre a plusieurs reprise que les civilisations fortes ont été celles qui ont érigé le « devoir de défense » en pilier de la société. Lorsque Athènes ou Rome ont cessé de constituer leurs armée de citoyens, et fait appel à des mercenaires, dont l’équivalent serait aujourd’hui l’armée de métier, elles ont donné le point de départ de leur décadence et de leur chute. L’histoire nous donne également de nombreux exemples d’intégration par l’armée de « nouveaux » citoyens français.
Nous ne sommes plus dans une société où la guerre est un risque permanent, une angoisse omniprésente. Le contexte international actuel ne nécessite même pas une armée de masse comme ce fut le cas pour les deux guerres mondiales. Mais dans la simple optique de resserrer la cohésion nationale, de faire que les français se sentent vraiment français, serait-il si mauvais qu’une fois, une année, par exemple, dans une vie, une classe d’âge se voit regroupée sans distinction d’origine, de milieu social, d’éducation, de géographie, pour vivre ensemble dans les mêmes conditions ?
Le service militaire obligatoire n’existe plus depuis plusieurs années. Il est fort à parier qu’on ne reviendra jamais sur cette mesure, très populaire au demeurant. Mais la question mérite cependant d’être posée : le devoir de défense de la patrie étant inexistant, et avec lui, toutes les valeurs qui fondent le sentiment d’appartenance à une communauté, avec lui toutes les dernières expériences de vie avec les autres dans l’égalité, la fraternité, l’armée française n’étant plus une armée de citoyens, la France en tant que nation existe-t-elle encore ?

by Marie Mozziconacci

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