14 décembre 2008
Un puits à la sécurité sociale
Il y a des moments où il n’est pas nécessaire de sortir la boule magique du grenier. Il est d’un savoir commun que la population française vieillit, les maladies chroniques croient et se répandent et nous devons faire face à une répartition spatiale des médecins assez pragmatique ; par une pénurie de ces derniers qui préfèrent « redoubler » leur second cycle. Dans ce tableau noir où sont donc les bonnes nouvelles vous demandez vous surement ?
Il n’y a plus qu’un seul « trou » à la sécu, un puits dans lequel nous jetons notre argent sans que de notre principal souhait ne soit satisfait : Perspectives qui permet de conserver l’un des meilleurs systèmes de santé mondiale sans pour autant dépenser des sommes astronomiques. Car nous avons l’un des meilleurs et le monde nous envie. Néanmoins, il est bon et important de prendre en compte que nous avons conscience de cette situation actuelle et que nous souhaitons- tous autant que nous sommes l’améliorer. Egalité et Fraternité sont des valeurs décidées par notre République, servons nous en pour innover et obtenir l’élite des utopistes.
Et c’est possible ! A entendre les uns et les autres, oncle Sam a bien raison. Il n’y a pas de problème sans solution. Mais soyons réaliste avant tout, il nous faut pour cela résoudre une question majeure qui demande : CHOIX et RESPONSABILISATION. Qui s’en sentiras le courage ?
Les solutions ? Allons-y. Si elles peuvent inspirer les parlementaires pour l’étude du rapport sur le budget de la sécu au 1er trimestre 2009 : Cher « état », tu m’a peu gâté pour les fêtes de noël et ce malgré ma patience, mon calme et mon exemplarité. Puisses-tu réfléchir à quelques améliorations pour notre cher et tendre système de sécurité sociale ? Pour 2009 je souhaite :
¤ Rendre attractif le métier de médecin généraliste quitte à en faire des emplois de la fonction publique. Dont la rémunération si elle n’est pas compenser par des avantages- (Assurance d’état aux maisons médicales) s’approchera des spécialistes (A diplôme égal, salaire égal)
¤ Rassembler les métiers : Le taux de suicide est 4 fois supérieur à la moyenne dans cette profession. Rassembler les professionnels du métier et les faire travailler ensemble pour « recréer » positivement et permettre des réductions de frais.
¤ Indemniser par prime bonus les acteurs en fonction de la réduction du déficit de la sécu. Ce déficit est l’affaire de tous (incentive).
¤ En finir avec les abus : Loin de qui que ce soit de monter les Français les uns contre les autres. Mais les français qui travaillent à l’étranger pour des entreprises étrangères ne cotisant pour la sécu n’ont pas à se faire rembourser des frais médicaux alors que nous ne parvenons pas a trouver l’équilibre.
¤ TVA sociale : Oui la revoilà ! Faire cotiser tous produits à valeur ajouté reste une piste intéressante, surement à étudier.
¤ Développer la médecine 2.0. C’est du « web » médical qui permet de suivre l’évolution d’une maladie chez un patient afin de connaître les réactions de son corps. Pourquoi pas « mixer » médecine et technologie ?
¤ Développer la Visio-médecine. Avec le développement d’internet sur le territoire, elle permettra d’orienter, conseiller ou la délivrance d’ordonnances pour guérir des personnes ne pouvant se rendre chez le médecin ou n’ayant pas besoin d’une visite dite « physique ».
¤ Développer, développer, développer les systèmes d’informations avec une base de données consultable par les médecins choisit par les patients. Cela permet en cas d’urgence, d’avoir accès à toutes les informations nécessaires à la prise en charge rapide du patient. Imaginez que vous sortez acheter le journal où je suis à la une. Une voiture renverse un homme. Vous êtes médecin (tout est possible a dit Sarko, la preuve étant, je suis à la une de ce fameux journal lol). Comment savoir ce dont il a besoin s’il n’a pas de papiers (médicaux)?
Huit solutions ! ! ! Vaste programme comme aurai dit l’ami. Je le rassure s’il peut me lire : Tout n’est pas bon à prendre, il faut choisir ! Choisir et mixer avec la liberté individuelle, le secret médical, les coûts et la population. Quoi qu’il en soit, des solutions EXISTENT. Innover, créer, innover, voilà ce que j’aimerai entendre de la bouche des politiciens. Générer des solutions nouvelles comme pourrait le dire Impulsion Concorde.
by Sidi Sakho
18:27 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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05 décembre 2008
Cet hiver ne cramez pas de voiture ! Visez juste, le père noël...
Cet hiver ne cramez pas de voiture ! Visez juste, le père noël passe par la cheminée.
La « tolérance zéro » ou les coups médiatiques ne résoudront pas le malaise des banlieues. Il est nécessaire d’offrir la possibilité d’une « sortie de crise » en offrant la possibilité aux personnes concernées de s’en sortir d’eux-mêmes. « Responsabiliser les Français uns à uns » disait-on…Cap ou pas cap. Si l’ascenseur social est en panne serions nous cap de ne plus nous faire aider à l’extrême et de prendre l’escalier ?
Les braises d’une banlieue « after émeute » témoignent que le modèle républicain français peine à s’incarner en profondeur dans des zones où il pourrait en fait être fièrement porté comme un étendard. Cela entraine une remise en question du mode de transmission des valeurs et de l’identité française qui ne parviendrait plus, pour sa part, à répondre aux besoins de nos sociétés et citoyens d’aujourd’hui. De modèle républicain nous sommes passés à bordel républicain, pourtant « Liberté, Egalité, Fraternité » constitue une devise généreuse s’opposant fondamentalement aux tendances lourdes des évolutions du monde dans lequel nous vivons. Malgré cela, il semble bien que la France hérite d’une situation qui pourrait servir d’exemple pour le monde entier. Car, à travers l’ambition de son idéal et la diversité de la population qui la compose, la France incarne une synthèse de la problématique mondiale aujourd’hui prédominante : les cultures, les religions et les civilisations, est-il possible de les faire co-habiter avec tolérance et respect ? La force de la France c’est le rassemblement de cette diversité source de richesse et d’ouverture, sa faiblesse pourrait être de ne pas y croire et de ne pas s’en donner les moyens pour ce défi.
Je ne sais pas si ceux qui brulent savent pourquoi ils brulent la voiture de leurs voisins, mais leurs actes relèvent le problème de l’intégration, de représentation et d’autres qui seront évoqués dans d’autres notes. Patience donc…En parlant de notes, vous avez lu mes notes ? Nous entrons dans au moins 18 mois de pure galère ! ! ! Et vous connaissez le principe de ce châtiment? Entre amis, entre collègue, entre famille, les moments les plus durs à vivre sont ceux qui nous soudent. Voilà donc une opportunité pour faire de notre territoire un creuset a inégalités.
Mais serai est-ce suffisant ? J’en doute, en plus des circonstances il faut que se dégage une véritable volonté de la part de tous le monde. J’ai comme maintenant à mon habitude quelques pistes qui me semblent intéressantes pour résoudre le problème. Je pense qu’il faut dès aujourd’hui :
- Des écoles qui favorisent l’émergence de l’intelligence du raisonnement, de l’adaptabilité, du discernement, et de la capacité a donner du sens. Comprendre sa propre histoire et prendre acte de tous les périls qui ont été surmontés avec courage.
- Proposer de la diversité sociale plutôt qu’éthique a tous les niveaux. Il est bon pour le pays d’une part d’avoir de la fraicheur intellectuelle et d’autre part de favoriser les métiers ou la compétence plutôt que des origines ethniques, cela donne aux individus l’envie de progresser alors que la discrimination positive ethnique fige les ambitions.
- Convenir d’un plan d’action et d’un suivi des étrangers dès leurs arrivée en France (pas à la naturalisation).
Pour conclure, malgré la prime à la casse cet hiver ne cramez pas de voitures ! Visez juste, le père noël passe par la cheminée et est plein d’idées pour votre avenir comme pour celui du pays ! Nous héritons d’une situation unique au monde avec un modèle à multiple facettes (communauté nationale unie, justice sociale et compétitivité de la France) qui n’est pas dépassée. Croyons-y, et nous serons contents du résultat !
by Sidi Sakho
23:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Qui a voté pour Big Brother ?
220 000 euros par an pour nous surveiller. Enfin, pas tous. Seulement les personnels de l’enseignement. Les opposants au gouvernement, de préférence.
220 000 euros pour, je cite : « repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau (…)anticiper les risques de contagion et de crise. ». 100 000 pour le compte du ministère de l’éducation nationale, 120 000 pour celui de l’enseignement supérieur.
220 000 euros pour surveiller les blog et les sites participatifs et identifier les leader de la contestation.
C’est bien connu, les blogs de profs sont à trèèèèèès haut risque, il convient de les surveiller. Comme il convient de faire pression financièrement sur ces directeurs d’école réfractaires à la loi sur le fichage des élèves. Comme il convient de menacer de fermer des classes si l’on ne suit pas sagement les directives du gouvernement. Le genre de menace qui doit faire plaisir aux parents… qui seront néanmoins satisfait que lors des grèves d’instit’, leurs enfants soient gardés à l’école. Le gouvernement fait tant pour les parents.
Ceci-dit rassurez-vous. Tous les grands ministères ont un budget alloué à la veille de l’opinion. Au moins vous savez où passe votre argent.
by Marie Mozziconacci
11:22 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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02 décembre 2008
Punir l'incitation...à la maladie ?
En ces temps troublés par une brûlante actualité, le sujet qui m’a intéressé aujourd’hui peut sembler un peu hors de propos. Il s’agit de la loi proposée par la députée Valérie Boyer il y a 6 mois de ça, contre l’incitation à l’anorexie.
Autant voter une loi contre « l’incitation au SIDA ».
Comme bien souvent dans ce gouvernement, un projet de loi vite fait mal fait prend naissance suite à un « fait divers », en l’occurrence le décès d’un mannequin anorexique, et bien entendu le déchaînement médiatique qui a suivit. Et comme bien souvent, on passe complètement à côté du problème.
Cette loi vise principalement les fameux site internet « pro-ana », qui comme leur nom l’indique prônent l’anorexie comme mode de vie.
L’anorexie est une maladie qui ne « s’attrape » pas en lisant des conseils fumeux sur comment vomir sans faire de bruit. Ces sites sont le fruit de jeunes filles mal dans leur peau, qui ont cherché à maigrir pour correspondre à des critères de beauté artificiels véhiculés par notre société toute entière, et qui ont trouvé qu’un simple régime ne permettait pas de maigrir assez vite. Alors après avoir vu une énième émission de Delarue sur l’anorexie, bien trash, bien détaillée, elles se sont dit que ce serait un bon moyen de maigrir finalement et cherchent à exister en entrant dans une case.
L’anorexie est trop souvent considérée comme le simple fait de vouloir perdre à tout prix des kilos, mais les causes sont bien plus profondes, une jeune fille voulant simplement maigrir ne deviendra pas anorexique juste parce qu’elle fait un régime, elle aura beau se faire vomir, il faut un terrain psychologique favorable. L’anorexie existait bien avant les mannequins et internet.
Alors si l’on veut punir tout ceux qui « incitent à l’anorexie », il va falloir se retrousser les manches et commencer par tous les grands laboratoires pharmaceutiques qui promettent la minceur à toutes sans effort grâce aux jolies p’tites pilules magiques ! Il faudra punir les chaînes de télévisions qui ne mettent à l’antenne que des femmes minces et superbes, véhiculant ainsi l’idée que la minceur est synonyme de réussite et de bonne santé. Il faudra punir le Président Sarkozy et son jogging matinal, ainsi que sa femme ex-mannequin, qui incite silencieusement la jeunesse de France à maigrir outrageusement !
Il serait peut-être temps de changer la société et ses valeurs, plutôt que de stigmatiser un peu plus des jeunes filles se sentant déjà en marge, et peut-être accorder plus de crédits aux unités de soin pour les victimes de ce fléau.
by Marie Mozziconacci
13:50 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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